Notre ville a la chance de disposer d’une offre culturelle riche, diversifiée et de qualité. Notre politique vise à développer cette offre. Parmi les nombreuses initiatives et programmations proposées ces jours-ci, l’une a plus particulièrement retenu mon attention puisque son sujet est au cœur de l’actualité et s’inscrit dans la réflexion que chacun de nous doit mener, en cette période. Il s’agit du ciné-débat, proposé par le cinéma Jacques-Prévert le samedi 28 janvier prochain, portant sur la jeunesse aulnaysienne. Deux documentaires, l’un datant de 1979 et l’autre de 2011, témoignent, à trente années d’intervalle, des attentes, des envies, mais aussi des déceptions, du sentiment d’abandon d’une jeunesse souvent perdue, parfois révoltée mais toujours lucide. Entre les visages troublants, filmés en gros plan du documentaire de Jean-Pierre Gallèpe « A force on s’habitue », réalisé en 1979 à l’initiative de la municipalité de l’époque et le parcours émouvant du jeune Steve, filmé par la réalisatrice Alice Diop, elle aussi Aulnaysienne, dans « La mort de Danton », se posent et demeurent des mêmes problèmes, des mêmes questions, des mêmes espoirs. Notre ville, le département, les banlieues, le pays tout entier, ont changé en trente ans. La jeunesse, elle, souffre encore, parfois même davantage. Entre reportages et portraits intimes, ces documentaires offrent un regard croisé d’une rare qualité et authenticité sur nos jeunes. A l’issue des projections, un débat est organisé avec les metteurs en scène et certains protagonistes des films. Une initiative à saluer et à laquelle Le Monde a également rendu hommage dans un récent article. Une initiative qui nous rappelle très justement que nous devons tout mettre en œuvre pour protéger la jeunesse et en aucun cas oublier que, selon le mot de Gambetta, « L’avenir n’est interdit à personne ».
Pour en savoir plus : aulnay-sous-bois-racontee-a-trente-ans-d-intervalle_1633793_3476
Dans notre ville comme partout en France et dans le monde, l’actualité en ce début d’année est marquée par la crise et les inquiétudes grandissantes pour l’avenir que la situation actuelle engendre. Nos aînés le savent bien, qui voient les retraites fondre comme peau de chagrin, le pouvoir d’achat diminuer et, phénomène inédit, doivent parfois soutenir financièrement enfants ou petits-enfants qui ont du mal à s’en sortir.
Dans ce contexte difficile, et malgré les restrictions budgétaires de l’Etat aux collectivités locales, nous avons souhaité maintenir le traditionnel repas de nouvel an des seniors. Il nous a certes fallu faire des économies en optant pour un menu plus simple et changer de lieu. Nous avons demandé au service de la restauration municipale d’assurer la préparation et le service des 2500 repas servis lors des quatre jours de banquet. C’est avec sourire et efficacité que ces agents, tous volontaires, ont partagé leur savoir-faire et ont oeuvré à rendre ce moment de fête plus convivial encore. Je souhaite ici leur rendre hommage. Tout comme je souhaite remercier la direction de PSA qui nous a accueilli dans ses locaux et a ainsi participé au maintien de cette tradition importante. En effet, plus que jamais ce moment festif doit marquer notre reconnaissance et solidarité envers nos aînés. J’ai longuement fait le tour de toutes les tables et me suis attardé à discuter avec les seniors de leurs problèmes quotidiens. J’ai pu cerner leurs préoccupations tout comme leurs attentes. Je suis heureux que ce moment de vivre ensemble que représente le repas du nouvel an nous ait permis d’engager un dialogue que je vais poursuivre et développer dans les prochains mois en allant à la rencontre des seniors afin de discuter ensemble des sujets qui concernent le devenir de la Ville.
Invité politique, ce lundi matin, de l’émission de Bill Debruge « On fait la route ensemble », j’ai fait la connaissance en coulisses de Bernard Darniche, ancien champion automobile, qui connaît bien Aulnay, en particulier le circuit de karting situé dans l’enceinte de PSA où évolue son petit fils. L’échange s’est poursuivi à l’antenne sur l’actualité et sur le thème de la mobilité.
Ces derniers jours, j’ai assez peu dormi. Vous le savez, un jeune homme est mort, au cours d’une interpellation policière, provoquant une terrible tension. Comme le montre cette photo, nous avons aussitôt mis en place un dispositif exceptionnel, coordonné en mairie, dans le but d’assurer une présence humaine sur le terrain. Près d’une centaine d’agents, médiateurs en tête, ont fait un travail formidable de prévention. A force de dialogues et de convictions, les esprits se sont apaisés. L’appel au calme, lancé par la famille, a été entendu.Vendredi, une marche silencieuse a permis d’entamer dans la dignité le travail de deuil et de réhabiliter la mémoire d’Abdelilah injustement salie par certains médias. Est-il besoin de le rappeler ? La violence ne constitue jamais une solution. Elle est, dans tous les cas, inexcusable. Mais derrière l’indignation et la douleur causée par la disparition d’un fils, d’un proche, d’un ami, dans les circonstances tragiques que l’on sait, il y a l’expression d’une immense frustration, d’une profonde désespérance sociale. Le maire que je suis, entouré de son équipe municipale, fait tout ce qui en son pouvoir afin qu’Aulnay ne soit plus jamais associée aux images déplorables des émeutes de 2005. Mais notre société est au bord de la rupture. Le chômage et la précarité ont dépassé la limite du supportable. Ils frappent tant de nos concitoyens, causent tant de drames personnels que chacun redoute, au fond de soi, des secousses d’autant plus redoutables qu’une minorité n’a pas cessé, dans le même temps, de s’accaparer les richesses. Un grand défi est posé. Il consiste à renouer dans ce pays -et dans d’autres- avec les valeurs fondamentales de justice et de bien commun.
Pour en savoir plus : Une journée dans la vie du maire d’une banlieue en crise- Le Monde du 14-01-2012- -p .2
Des incidents mineurs ont éclaté hier soir dans plusieurs quartiers de la ville entre les forces de l’ordre et de petits groupes de jeunes. Les appels au calme lancés par la famille d’Abdelilah, et relayés toute la journée sur le terrain par les élus et les agents des services municipaux, ont été entendus.
Présent sur place en continu, je me suis efforcé jusque tard dans la nuit d’apaiser les tensions en soulignant que le recours à la violence ne pouvait en aucun cas constituer une réponse au drame qui vient de se dérouler.
En tout état de cause, j’ai demandé à l’administration communale de maintenir dans les quartiers concernés un dispositif renforcé de présence humaine.
Plus que jamais, il apparaît indispensable que toute la lumière soit faite sur les événements et que les proches de la victime soit tenus informés en temps réel de la progression de l’enquête. Je note comme un point positif que l’un des deux témoins de la scène, interpellé dans cette affaire, a été remis en liberté dès hier. Le second devrait être relâché ce matin. Ils pourront ainsi faire connaître publiquement leur version des faits.
J’ai été reçu par la famille du jeune homme décédé à laquelle j’ai présenté, au nom de la municipalité, mes condoléances. J’ai discuté longuement avec les habitants du quartier, dont de nombreux jeunes, qui connaissaient la victime et ont tous insisté auprès de moi sur ses qualités humaines. En ces tristes circonstances, je tiens à lancer un appel solennel au respect de la mémoire d’Abdelilah.
Pour la deuxième fois en quelques jours, j’ai reçu en mairie les femmes de ménage en lutte contre la direction de la société TFN, le nouveau prestataire du marché de nettoyage des écoles et des bâtiments publics de la Ville. Dès la semaine dernière, j’avais proposé que la situation sociale de chacune des employées soit examinée attentivement par nos services afin de leur venir en aide dans toute la mesure du possible. Salaires versés en retard et heures supplémentaires incomplètement payées ont placé plusieurs d’entre elles en sérieuse difficulté. Pour certaines familles, les fêtes de Noël ont malheureusement été réduites à la portion congrue. Beaucoup de ces employées sont aujourd’hui moralement très affectées et font face avec un courage admirable.
Lundi, deux bus ont été affrétés par nos soins afin que les grévistes rejoignent Poissy où se situe la direction de TFN. Aujourd’hui, les mêmes sont revenus en mairie où nous avons fait le point ensemble, avec leur représentant syndical. A ma demande, un membre de la direction de TFN était présent. A l’issue d’une assemblée générale improvisée dans la salle du Conseil municipal, j’ai très clairement renouvelé mon soutien plein et entier aux grévistes. J’ai demandé à la direction de TFN de s’engager de son côté par écrit à satisfaire les revendications suivantes :
1-Annulation définitive des nouvelles affectations;
2-Respect total des contrats précédents en matière d’horaires et de salaires;
3-Paiement intégral des heures supplémentaires et des heures de formation effectuées;
4-Régularisations, après examen au cas par cas, des situations individuelles;
5-Mise en place de cycles de formation sur site;
6-Envoi aux salariés de leur fiche de paye originale;
7-Renforcement de l’encadrement intermédiaire et nomination d’un responsable d’exploitation présent à temps plein sur le site;
8-Mise à disposition de matériels, de consommables et de vêtements de travail adaptés.
La direction de TFN a souscrit par écrit à ces demandes. Elle a par ailleurs accepté d’ajouter trois points qui faisaient également débat :
9- Le paiement des agios suite aux découverts bancaires sur justificatifs;
10-Le paiement des 2 jours de grève du lundi 9 janvier et du mardi 10 janvier;
11-Le paiement des salaires entre le 4 et 6 du mois.
Ces mesures doivent en principe être appliquées immédiatement. J’ai insisté auprès de la direction en ce sens. En tout état de cause, je veillerai personnellement au respect absolu des engagements pris.
Il y a, dans une vie de maire, des moments particulièrement émouvants, et la cérémonie de remise de médaille de Justes parmi les Nations à titre posthume à Elvire et Maurice Pouget, dimanche 18 décembre dernier a été l’un de ces moments. Réunis à l’hôtel de ville, autour de Messieurs Gabriel Biton et Pierre Osowiechi représentant de l’ambassade d’Israël et Vice-président du comité français pour Yad Vashem, élus, anciens combattants, famille et Aulnaysiens ont rendu hommage au courage et à la générosité dont on fait preuve, en ces heures sombres de notre Histoire, Elvire et Maurice Pouget.
De ces simples employés communaux, Résistants de la première heure, ayant toujours refusé honneurs et médailles, nulle trace n’était conservée dans les archives municipales. Seuls leurs proches connaissaient l’étendue de leur dévouement, la force de leurs convictions et la portée de leurs actes. Une portée déterminante car, en sauvant l’enfant Françoise Mandelbaum de la barbarie nazie, ils lui ont permis de grandir, de se marier, d’avoir une famille, ne faisant pas mentir la citation gravée sur cette médaille de Justes qui leur a été décernée “Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier”.
Je suis fier d’avoir pû honorer la mémoire de ces Aulnaysiens, héros ordinaires ayant accompli des actes extraordinaires, tout comme je suis heureux qu’une salle de la mairie puisse dans un avenir proche, porter le nom d’Elvire et Maurice Pouget, Justes parmi les Nations.
De nouvelles informations tendent à confirmer qu’il y aurait 140 suppressions de postes sur le site d’Aulnay-sous-Bois. Ces annonces anticipées confirment les craintes exprimées depuis des mois par les représentants syndicaux, craintes que j’ai moi-même exposées à la direction de l’entreprise lorsque je l’ai reçue en Mairie le 5 octobre dernier. Tous ces éléments ont conduit l’intersyndicale à interpeller directement le Président de la République à travers une lettre ouverte. Dans cette lettre les salariés lui demandent « d’intervenir pour que puisse se tenir une réunion tripartite Etat-PSA-syndicats dans le but d’aboutir à un accord, garanti par l’Etat, assurant le maintien de tous les emplois du site d’Aulnay, au moins jusqu’en 2016 » date prévue de la fin de la fabrication de la C3.
Je me serais d’ailleurs retrouvé à leur coté aujourd’hui à 14h si je n’avais pas été retenu par des obligations prévues de longues dates.
Pour ma part, je continue à réclamer la tenue d’une table ronde qui réunisse le gouvernement, la direction du groupe PSA, les délégués syndicaux et moi-même. L’ouverture d’un tel dialogue, en présence de l’ensemble des parties concernées, est non seulement de nature à apaiser les esprits, mais à poser les enjeux de fond d’un dossier qui engage l’avenir du site d’Aulnay-sous-Bois, et plus largement, la politique industrielle de la France. Il nous faut, sur tous ces points, des engagements précis et des garanties fermes.
Le gouvernement vient d’annoncer son intention d’augmenter au 1er janvier 2012 de 4,4% le prix du gaz, cette hausse s’ajoute à toutes les autres 10 millions de foyers sont concernés.
Depuis 2005 on note une hausse de 60% et depuis 2010 date d’introduction de GDF-SUEZ en bourse + 25% (soit + 205euros/foyer).3,8 millions des ménages (INSEE) renoncent à se chauffer pour des raisons financières, les foyers modestes consacrent plus de 10% de leurs revenus pour les dépenses énergétiques.
Cette mesure va faire augmenter la pression qui pèse déjà sur les foyers modestes et les classes moyennes, la hausse continuelle des prix de l’énergie diminue considérablement le pouvoir d’achat. des français. De plus les tarifs sociaux ne suffisent plus a endiguer la précarité énergétique, les allégements de facture concédés sont insuffisants et profitent seulement à 300 000 foyers.
Il devient urgent de créer une nouvelle tarification progressive du gaz afin de garantir l’accès à l’énergie pour tous.





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