C’est une semaine mouvementée que les résidents de la Morée ont vécu. Et nous avec. Tout s’est accéléré depuis samedi dernier, jour de la manifestation contre la dégradation des conditions de vie dans le quartier, en particulier contre la présence d’un trafic de drogue. Hommage soit ici rendu à Raoul Mercier, conseiller municipal (PS), dont la présence au cœur du secteur Savigny a permis de fédérer la légitime exaspération des riverains. Au jour dit, la confrontation avec les dealers a été tendue puisqu’avec le député Daniel Goldberg nous avons forcé le passage à l’entrée d’un hall, mais elle s’est avérée gagnante.Le lendemain, le préfet de la Seine-Saint-Denis déployait à ma demande un dispositif renforcé de police avant qu’il ne se rende lui-même sur place pour s’entretenir avec les habitants. Et puis hier soir, un coup de fil m’apprenait que le nouveau ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, la passation de pouvoir à peine achevé Place Beauvau, venait en personne discuter avec les riverains. Un geste fort, un geste particulièrement apprécié des habitants, un geste symbolique de la part du ministre dans sa volonté de défendre les lois et les valeurs de la République partout sur le territoire. Un geste aussi de proximité et d’attention à l’image de la police que souhaite promouvoir le gouvernement, loin du culte effréné des chiffres et de la propension à dresser les populations les unes contre les autres. Gageons que les petits trafiquants auront aussi entendu ce message de fermeté. En dépit de l’état des finances publiques hérité de la droite, nous espérons tous que ce changement de ton se traduise par l’inscription budgétaire du nouveau commissariat pour lequel nous nous démenons depuis des années. Je n’ai pas manqué, dès hier soir, d’en glisser un mot au ministre et de fournir à ses collaborateurs un dossier complet.
Le 10 mai dernier, avait lieu à Memphis, la 33è édition des Blues Music Awards. Le second album co-produit par la ville d’Aulnay et le label Raisin Music, « Chicago Blues, a living history, the (R)evolution continues » était nominé dans deux catégories, celle du meilleur album de l’année et celle du meilleur album de Blues traditionnel de l’année. Et c’est avec une grande joie et une immense fierté que Christophe Ubelmann, directeur du théâtre Jacques-Prévert, co-fondateur du festival Aulnay All Blues qui représentait la ville et Larry Skoler, directeur de Raisin Music, se sont vus remettre le prix du Meillleur album de Blues traditionnel. Après une première nomination aux Grammy Awards, ce prix récompense le travail formidable réalisé par les organisateurs du festival Aulnay All Blues et l’implication de toute une ville qui s’impose désormais comme une terre de blues à part entière.
Depuis près de six ans, le lycée Voillaume développe une action de solidarité internationale sous formes d’échanges et de collaboration avec des lycées de la région de Kayes au Mali. Initié en 2009, le « Projet Mali » a pour but de livrer des ordinateurs neufs et d’occasion à 7 lycées publics afin de permettre d’équiper des salles informatiques pour la rentrée 2012. Soutenus par leur professeur d’informatique porteur du projet, les élèves de seconde n’avaient pu charger le matériel informatique sur le container prévu e n mars dernier, à cause des événements qui troublaient le Mali. Vendredi 11 mai dernier, le container a quitté le lycée Voillaume. Il arrivera à destination en juillet et les salles informatiques des 7 lycées seront inaugurées en novembre 2012. Je me réjouis que des élèves de notre ville participent aussi activement à des projets solidaires et que leurs efforts aient enfin été récompensés.

Samedi dernier, j’ai eu le plaisir d’assister à la remise des prix Futuriales 2012 et de rencontrer de nombreux Aulnaysiens venus en amateurs ou en voisins à cette manifestation d’ampleur et de qualité.
Rares sont les villes qui peuvent se féliciter d’accueillir un festival littéraire reconnu tant par les professionnels que par le public. Aulnay est de celles-là, grâce au travail, à la créativité et à l’investissement exemplaires des bibliothécaires et de toute l’équipe du Réseau des bibliothèques, relayés par des libraires entreprenants.
Cette troisième édition des Futuriales a accueilli une soixantaine d’auteurs français de littératures imaginaires, tous genres et tous styles confondus, des illustrateurs, des éditeurs et donne au festival toute sa place dans les événements littéraires récurrents et attendus. Outre l’immense travail d’organisation mené par le Réseau des bibliothèques, les partenariats engagés avec d’autres structures culturelles de la ville, telles que l’école d’art Claude-Monet, le centre de danse du Galion ou le cinéma Jacques-Prévert, montrent le dynamisme et la richesse de l’offre culturelle de notre ville.
Je tiens à féliciter tous ceux qui ont oeuvré à la concrétisation et au succès d’un tel événement que la ville est fière de soutenir.
« Il y a une usine de construction automobile de trop en France… » Cette phrase terrible est extraite du Parisien daté de ce matin et a été prononcée par Gérard Gaudron. Terrible, cette phrase l’est parce qu’on n’évoque pas à la légère une perspective qui revient à mettre des milliers de gens au chômage. Terrible, elle l’est parce qu’en l’occurrence l’usine dont il s’agit n’est autre que celle d’Aulnay-sous-Bois située sur la circonscription du député sortant, Gérard Gaudron.
A quoi sert un député ? Son devoir est-il de se battre aux côtés des salariés et de leurs familles en lutte pour sauver leur gagne-pain? Ou doit-il choisir de prononcer l’oraison funèbre de l’usine pour laquelle ces mêmes salariés travaillent ? La réponse se trouve aussi dans les urnes le 10 juin.
Le résultat obtenu par François Hollande à Aulnay, lors du second tour des présidentielles, se situe, avec 62,75%, des suffrages, dans la marge haute du département. Le candidat socialiste fait en effet un carton en Seine-Saint-Denis en atteignant 65,32% des voix. Signe manifeste de la mobilisation exceptionnelle des quartiers populaires, ainsi que de la jeunesse, comme j’ai pu le constater de visu lors de ma tournée des bureaux de vote. Dans notre ville, le nouveau président engrange 2235 voix de plus que Ségolène Royal qui avait fait en son temps un déjà très bon score. Elle avait bénéficié toutefois d’une participation au scrutin supérieure de 1330 voix à ce que l’on a enregistré le 6 mai denier. Voilà qui place la barre très haut en vue des législatives. Mais voilà surtout qui donne la mesure du rassemblement des forces de gauche à opérer sur les trois villes de la 10e circonscription où François Hollande établit sa moyenne à 61,3%.
Le 10 mai commémore la signature par le Parlement de la loi Taubira reconnaissant « la traite négrière transatlantique et l’esclavage » considérée à l’égal d’un crime contre l’humanité. Une reconnaissance essentielle permettant d’honorer le souvenir des esclaves. Il me semble important d’entretenir ce souvenir, d’engager une réflexion sur la mémoire de l’esclavage, pan longtemps occulté de notre Histoire.
A l’heure où ce fléau subsiste dans certaines régions du monde, dans certains quartiers des villes occidentales, de façon plus ou moins dissimulée, à l’heure où certains jouent avec des notions de ségrégation et exacerbent les différences, ce travail, ce devoir de mémoire est plus que jamais d’actualité. Et je me félicite que le président Hollande ait choisi cette date pour marquer sa volonté de rassemblement des Français.
Je tiens à saluer Latifa-Bezzaouya-Cotrie dans cette circonstance difficile où il lui faut renoncer, en plein élan, à être la candidate suppléante dans la course à la législative dans la 10e circonscription de Seine-Saint-Denis. Un rajout récent au code électoral, un rajout d’ailleurs sujet à interprétations, serait de nature à restreindre la possibilité pour des agents municipaux exerçant des fonctions de responsable de se présenter à ce scrutin. La conséquence, soumise à l’appréciation du juge, pourrait conduire à l’invalidation de l’élection et à l’inéligibilité des candidats. Je ne tiens pas à ce qu’Aulnay fasse jurisprudence en la matière.
Pour Latifa d’abord, pour tous les militants ensuite, pour tous ceux dont je suis qui ont appuyé de toutes leurs forces sa candidature, c’est un crève-cœur. Mais aussi infime que soit le risque, il existe et l’on ne peut sereinement, ni raisonnablement mener campagne avec un point d’interrogation, même minime, même improbable, suspendu au dessus de nos têtes.
Une chose, en revanche, est quasi certaine : les succès de la gauche, lors des dernières élections à Aulnay-sous-Bois, ont tous, systématiquement, donné lieu à des tentatives diverses de remises en cause juridiques de l’élection de la part de nos adversaires malheureux. Ne doutons pas qu’au cas où Daniel Goldberg soit choisi par les habitants pour devenir notre député, la droite, pour laquelle la pilule sera dure à avaler, ne s’efforce de provoquer auprès des tribunaux une séance de rattrapage. Alors elle n’hésitera pas à se raccrocher aux plus microscopiques motifs faisant ainsi planer, indépendamment de ses chances d’aboutir dans sa démarche, une bien inutile suspicion sur le résultat. Souvenons-nous du recours lors des municipales !
Nous ne prêterons pas le flanc à la manœuvre. Et d’ailleurs nous n’en sommes pas là. Il reste cinq semaines à vivre tambour battant pour convaincre, pour donner au Président Hollande une majorité à l’Assemblée nationale et pour montrer que le tandem Daniel Goldberg-Sylvine Thomassin est le meilleur qui se puisse concevoir dans ce moment crucial. Un moment plein d’espoir pour les habitants, plein d’espoir pour toute la gauche. Un moment où il ne faut laisser transparaître le moindre signe de faiblesse et consacrer au contraire toute notre énergie à rassembler encore et encore jusqu’à la victoire.
Je sais que Latifa ne ménagera pas sa peine dans cette dernière ligne droite. Comme elle l’a fait depuis le lancement de la campagne, elle donnera le meilleur d’elle-même pour gagner. Sachons-nous montrer dignes de l’exemple politique qu’elle incarne. Le meilleur hommage que nous puissions rendre à Latifa Bezzaouya-Cotrie, c’est encore d’être en tête le 10 juin et de l’emporter le dimanche suivant.
Le texte législatif en question :
Dans notre ville, comme en France, François Hollande est arrivé largement en tête des suffrages. Il devient le 7e président élu de la Ve République. S’ouvre dans notre pays un nouvel espoir. Un espoir lucide. Un espoir conscient de la gravité de l’heure et de la tâche, urgente, qui nous attend. Un espoir dont toute la gauche, qui a fait une nouvelle fois la preuve de ses capacités à se rassembler et à rassembler, devra se montrer digne.
La France est un pays abîmé. Notre nation souffre non seulement d’un endettement record et d’une économie en panne. Elle souffre non seulement de l’explosion du chômage et de la précarité. Mais elle souffre aussi dans ses valeurs et son idéal républicain d’égalité, de justice et de fraternité.
Jamais les riches n’ont été si riches. Et jamais il n’y eut tant de pauvres. Jamais le besoin d’unir les êtres et les nations, pour faire face aux immenses défis planétaires, n’a été si grand. A rebours des leçons et des enjeux de l’Histoire, le président sortant a composé avec les forces obscures de l’exclusion et de la xénophobie.
Il a préféré rétablir des frontières et dresser les uns contre les autres. Le succès de ce soir s’est bâti en érigeant une digue contre les dérives du sarkozysme C’est l’honneur de tous les républicains et de tous les progressistes d’avoir condamnés ces compromissions. C’est l’honneur de notre peuple que d’avoir rejeté pareille confusion des valeurs.
Ce soir, une éclaircie apparaît dans un horizon jusque-là assombri. Le redressement de la France réclame un nouveau contrat passé avec nos compatriotes. Un contrat social et moral, fondé sur un socle de références humanistes, et un projet collectif largement partagé. Un contrat qui suppose que l’effort, de même que les chances de réussite, soient équitablement répartis entre tous.
La campagne électorale a montré que le goût de la politique n’avait pas quitté les Français. Par leur vote, l’intérêt marqué aux meetings des candidats, la participation des plus jeunes aux débats initiés sur les réseaux sociaux, la démocratie a repris des couleurs. Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont tenu, en ce dimanche pluvieux, les bureaux de vote, ainsi que les personnes s’étant portées volontaires lors des opérations de dépouillement.
J’adresse un « merci » tout particulier aux militantes et aux militants. Une fois de plus, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que vivent la confrontation d’idées et l’échange d’opinions. Qu’ils soient assurés de notre gratitude pour leur engagement citoyen.
D’autres rendez-vous électoraux sont attendus. Pour les plus braves, un nouveau défi commence dès demain matin. Ceux-là vont avoir une nuit courte car la fête, je n’en doute pas, sera à la hauteur de l’événement. Je serai, comme il se doit, à leurs côtés pour saluer le changement, changement que j’ai appelé de tout mon coeur.
Hier soir encore, salariés et syndicats de l’usine PSA d’Aulnay se sont invités dans la campagne présidentielle en attendant les deux candidats devant l’entrée du studio où devait se tenir en direct le débat télévisé. Une centaine de manifestants a ainsi attendu l’arrivée des candidats pour demander à chacun de s’engager, s’il était élu, à organiser une réunion tripartite avec la direction de PSA, les syndicats d’Aulnay et son ministre de l’Industrie. Jouant les intermédiaires, le Préfet de la Seine-Saint-Denis, Christian Lambert a accompagné une délégation de syndicalistes afin de rencontrer un conseiller de Nicolas Sarkozy et des membres du staff de François Hollande. A son arrivée devant le studio, le candidat socialiste est sorti de sa voiture et s’est avancé vers les salariés de PSA en leur déclarant que s’il était élu le 6 mai prochain, il leur accorderait un rendez-vous rapidement. Ce moment fort a permis aux salariés et syndicats de PSA Aulnay de montrer, une fois encore, leur détermination sans faille à sauver leurs emplois et préserver leur outil de travail. Je ne peux que m’associer, ainsi que je l’ai fait depuis le tout début, à ce combat et me félicite de l’intérêt porté par François Hollande à l’avenir du site d’Aulnay.
http://www.leparisien.fr/aulnay-sous-bois-93600/le-coup-d-eclat-des-ouvriers-de-psa-03-05-2012-1982543.php



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