
La crise économique, financière et sociale frappe durement en France et plus particulièrement dans notre département.
Chacun connait la situation catastrophique de l’usine PSA à Aulnay et l’avenir plus qu’incertain de ses salariés; mais chacun sait aussi que partout en Seine-Saint-Denis des entreprises ferment, que des hommes et des femmes viennent gonfler les chiffres du chômage. Dans notre département, le taux de chômage atteint 12,5%, le nombre d’allocataires du RSA augmente d’un demi-point chaque mois depuis janvier 2012.
Face à la crise, les familles sont particulièrement fragilisées. Elles ont besoin du bouclier social du Conseil général. Il remplit ses missions de solidarité à travers ses politiques sociales (RSA, Protection de l’enfance et handicap) . Mais parce que la Seine-Saint-Denis est le département avec la population la plus jeune de France métropolitaine; il se doit de préparer l’avenir en assurant des modes de garde diversifiés et suffisants pour la petite enfance, en maintenant son réseau de PMI, en construisant des collèges.
Pourtant, si rien ne change dans le mode de financement des départements, si l’Etat poursuit ses transferts de compétence sans compensation juste, si la loi ne vient pas modifier les règles fiscales et soutenir les solidarités territoriales, le Conseil général en 2013 ne pourra assumer la totalité de ses responsabilités.
Comme le dit le Président Stéphane TROUSSEL (Libération le 11/10/2012) « la Seine-Saint-Denis est malade d’un système implacable. Un système qui fait peser le financement de la solidarité nationale sur les collectivités les plus en difficulté : cette seule année, 190 M € ne seront pas compensés par l’Etat pour les principales allocations (RSA, APA, PCH)… Un système qui aggrave les inégalités au sein de la région la plus riche de France et qui conforte les égoïsmes: la Seine-Saint-Denis assume 200 M€ de dépenses sociales obligatoires de plus que les Hauts-de-Seine en percevant 250M€ de recettes en moins ». Continue reading »