juin 242010
 

Certains s’interrogent à voix haute – entre autres dans l’enceinte du Conseil municipal dont c’est d’ailleurs la vocation- sur les motifs qui conduisent Aulnay si loin de ses bases, là-bas au bout de ce monde au demeurant fort proche, à Chicago précisément. On m’accorde volontiers que l’aventure de la nomination aux Grammy Awards de l’album Chicago Blues : A Living History constitua une merveilleuse caisse de résonnance à l’échelle planétaire et qu’Aulnay n’aurait pu rêver campagne de publicité plus percutante pour effacer l’image déplorable des émeutes de 2005.

Cependant, à en croire certains esprits chagrins, il conviendrait désormais de faire profil bas, de jouer petit bras et de s’en remettre à un improbable concours de circonstances ou de laisser au petit bonheur la chance le soin de renouveler l’exploit lors de l’édition prochaine du festival Aulnay All Blues.

Pourquoi le nier, je ne partage pas cette vision étriquée. Ses réserves un brin mesquine ne me paraissent pas à la hauteur des honneurs qui ont été rendus à notre ville et qui connaissent aujourd’hui un aboutissement inespéré à travers le jumelage engagée entre le Chicago Blues Festival et Aulnay All Blues. Certains ne s’y trompent pas, comme l’Oréal, qui a décidé d’être partie prenante de l’événement en accueillant un concert géant sur son site. Au-delà, nous allons nous attacher à faire partager à la diversité des publics aulnaysiens toute la force épique du combat libérateur contenu dans cette musique envoutante qu’est le blues.

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