C’est quelque chose qui se passe sans bruit, ni renfort de publicité, un mouvement de fond porteur d’avenir, mais dont l’on ne semble pas faire grand cas, sauf dans les milieux autorisés comme on dit. Pourtant, en même temps que se durcit la situation sociale dans les banlieues, au point que l’explosion menace à tout instant, un chantier d’exception est lancée en Seine-Saint-Denis dans ce périmètre à haute valeur ajoutée compris entre les deux aéroports que sont Le Bourget et Roissy. Pour une fois, tout le monde est à peu près d’accord comme j’ai pu encore le constater, vendredi 18 juin, lors du petit déjeuner organisé en mairie avec les chefs d’entreprise aulnaysiens : dans les 20 à 30 années qui viennent, c’est ici que va se jouer une partie cruciale du sort du Nord-Est parisien, ou pour mieux dire de son essor.
Par sa situation stratégique, Aulnay fait figure de centre de gravité dans cette configuration comme en témoigne la perspective de la création sur la commune d’une station du métro aérien dans le cadre du Grand Paris. Par son dynamisme, Aulnay ambitionne aussi d’être un des moteurs du renouveau de cette partie du territoire appelée à prendre son avenir en main. A cette fin, la ville requalifie ses zones d’activités et en créée de nouvelles, accompagnant et encourageant un élan impulsé par les investisseurs et entreprises locales à l’image du site de Garonor ou des laboratoires Guerbet qui se modernisent et s’agrandissent. D’autres projets d’implantations d’activités ont pris corps, en particulier sur les anciens terrains de Rank Xerox. Et nous continuons ardemment de militer en faveur de la solution du triangle de Gonesse qui conditionne la création de 60 000 emplois dans le secteur. Développement économique et durable, création d’emplois et investissement social doivent avancer de concert si nous voulons espérer un jour faire disparaître la « cocotte-minute » en ébullition dans nos banlieues.

