avr 272012
 

Afin de s’attirer les voix des électeurs de Marine Le Pen les plus à droite, le candidat Nicolas Sarkozy n’hésite pas à adopter les mots et les thèses les plus choquants du programme du Front national. Cherchant à opposer les Français au lieu de les rassembler, à stigmatiser les uns et flatter les autres, le président sortant ne tergiverse pas et s’attaque aux plus faibles, à ceux même que sa mauvaise gouvernance a réduit au chômage et à la précarité. Les chiffres officiels du chômage sont tombés et ils sont alarmants. Nos concitoyens sont de plus en plus nombreux, toutes tranches d’âges et sexes confondus à chercher un emploi. Aux chiffres officiels en hausse constante depuis un an, et ayant atteint des sommets inégalés, se rajoutent tous ceux que le gouvernement tente de dissimuler, en termes de statistiques et que Nicolas Sarlozy oppose aux « vrais » travailleurs. Jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d’emploi et qui n’ont pas le droit au RSA (fait quasi unique en Europe) , bénéficiaires d’une pension d’invalidité, SDF, étudiants, retraités, auto-entrepreneurs, autant de françaises et français pauvres, à la recherche d’un emploi de complément ou non et qui ne sont pas comptabilisés dans les chiffres d’un chômage déjà en hausse. Un taux de chômage que le candidat Sarkozy de 2007, le même qui s’était engagé à ne pas se représenter en 2012, avait promis de ramener à 5% en 5 ans. Ce même taux qui est aujourd’hui à près de 10%.

avr 022012
 

Je suis heureux que François Hollande ait choisi Aulnay comme l’une des étapes de sa campagne présidentielle et me réjouis de l’accueillir pour son meeting du 7 avril. Mais au-delà d’Aulnay, c’est la question plus générale des villes de banlieue que François Hollande place au centre de son projet politique. Dans cette campagne électorale où les petits mots se disputent aux petites phrases, nul ne semble se soucier des réels problèmes et préoccupations de nos concitoyens, encore moins des quartiers populaires, hormis le candidat socialiste qui défend les valeurs de justice et de rassemblement qui lui sont chères. Durant son mandat, Nicolas Sarkozy, après avoir une fois encore promis monts et merveilles, a totalement abandonné les banlieues, divisé par deux le budget de la politique de la ville, aggravant ainsi les injustices et stigmatisant les quartiers populaires. Il est temps de redonner à nos villes et à leurs habitants la place et l’importance qu’ils méritent et de mener, ainsi que s’y engage François Hollande, des actions concrètes. Rétablir la promesse de l’école, soutenir les parents isolés, combattre le chômage, se loger à des prix abordables, permettre l’accès aux soins, se déplacer facilement, être protégé et évoluer dans un environnement sûr, autant de points essentiels que le candidat socialiste promeut et qu’il nous appartient de défendre. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy laisse derrière lui une situation d’urgence dans les banlieues, son nouveau programme ne propose rien d’autre que d’aggraver les injustices. Le temps est venu, avec François Hollande, de soutenir dans des villes comme les nôtres une ambition durable.