Répondant à mon invitation, l’intersyndicale du groupe PSA/Citroën s’est réunie à l’Hôtel de Ville, le 10 novembre dernier, pour évoquer l’avenir du groupe automobile. Le message des délégués était clair : qu’en est-il de l’avenir du site de production d’Aulnay ? Nous voulons la vérité ! Le 15 novembre, ni le Comité Central d’Entreprise extraordinaire, ni la déclaration du Président de la République n’ont rassuré les salariés. Annoncer 6000 suppressions de postes, la fermeture du site de Melun et le reclassement de l’intégralité des salariés touchés, cela rappelle l’épisode difficile de la reprise d’Arcelor par Mittal à propos de laquelle le Président de la République avait aussi annoncé le reclassement intégral des salariés. La réalité a été bien différente. Raison de plus de continuer à demander la tenue en urgence d’une table ronde qui réunisse le gouvernement, la direction du groupe PSA , les délégués syndicaux et le maire d’Aulnay. Aux cotés des salariés, je demande la vérité : des engagements précis et des garanties fermes.
La semaine dernière, une délégation dont j’étais partie prenante et qui se composait de cinq parlementaires du département, dont les anciens ministres Marie-George Buffet (PC) et Eric Raoult (UMP), ainsi que de Gérard Gaudron, député UMP de la circonscription d’Aulnay-sous-Bois, a été reçue par Eric Besson, ministre de l’Industrie. Cette « union sacrée » autour du sort des salariés de PSA est une bonne chose à condition qu’elle débouche sur des actes concrets. C’est notamment pourquoi j’ai réclamé des garanties sur la poursuite de la C3 jusqu’en 2016 et l’arrivée d’un nouveau modèle pour la remplacer. Je demande également une table ronde et la mise sur pied d’un observatoire du site. Rien ne serait plus dommageable, en effet, que d’enterrer la question cruciale de l’avenir de l’usine sous un énième rapport. Pour ma part, je reste, aux côtés des salariés, plus vigilant que jamais.


